Category Archives: Culture

Wes Craven, 76 ans, 21 films et quelques chefs d’œuvres.

C’est avec regret que nous apprenons aujourd’hui la disparition de Wes Craven. Les griffes de la nuit, La colline a des yeux, Scream, La dernière maison sur la gauche, Le sous-sol de la peur, sont autant de films qui nous ont scotchés dans notre canapé, au 1er degré dans quand nous étions jeunes, et puis à des degrés divers à l’âge adulte.

Sans Lunettes

Wes Craven

 

Nightmare on Elm Street :

Nightmare on Elm Street

Photo d’exploitation – A Nightmare on Elm Street

La Bande annonce est ici, et la fiche film,.

Scream :

Scream

Indice, le tueur est deux fois dans cette image.

La Bande annonce est ici, et la fiche film,.

Revivre The Shining en 8-bit

C’est inattendu, et c’est très réussi.

Prenez 5 minutes.

Mettez votre casque audio.

Retour a l’OVERLOOK.

The Shinning, a pippin barr game

CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR MONTER DANS LA COCCINELLE DE JACK TORRANCE

 

All work and no play makes Jack a dull boy! All work and no pllay makes Jack a dull boy! All work and no play makes Jaca dyll boy! All work and no play makes Jack a dullboy! All work and no plaay makes Jack a dull boy!

Source : Rockyrama.com , Pippinbarr.com

 

15 minutes avec « Her »

Joaquin Phoenix, dans Her de Spike Jonze

Joaquin Phoenix, dans Her de Spike Jonze

Tout le monde garde en mémoire le film de Spike Jonze , « Her » . Ces 15 minutes de documentaire réalisées par Lance Bangs, un familier de Spike Jonze, nous parle de l’amour à notre époque et de toute sa complexité ,  à une époque ou les rapports humains sont bouleversés.

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, vous pouvez retrouver la Bande annonce du film ici.

 

Source :  15-Minute Documentary On Spike Jonze’s ‘Her’ Explores ‘Love In the Modern Age’

William Friedkin va adapter To Live and Die in L.A. en série télévisée

Le polar signé du grand William souffle cette année ces 30 bougies. Et pour l’occasion, le réalisateur souhaite nous le faire revenir par le petit écran. Le réalisateur mythique de L’Exorciste et de la French Connection plancherait actuellement sur une adaptation télévisée de son polar hard-boiled des mid 80’s – To Live and Die in L.A. (aka Police fédérale, Los Angeles dans…

Source : William Friedkin va adapter To Live and Die in L.A. en série télévisée

Jurassic suedé

 

A l’été 1993, deux gamins du New Jersey essayent de reproduire l’émerveillement qu’ils ont ressenti devant Jurassic Park. Certains d’entre nous on à cette époque là rêvé de la collection de jouet Kenner de Jurassic park (Visible ici), et pendant que certains rêvaient, d’autres faisaient des films avec tout ces jouets, ces merveilleux jouets.

 

Michael et David, les réalisateurs en herbe.

Michael et David, les réalisateurs en herbe.

 

Voici l’oeuvre, c’est mignon, et c’est beau autant de passion.

 

 » They spared expenses «  Les mamans de Michael et David en parlant de leurs fils.

 

 

 

Pour en savoir un petit peu plus, rendez-vous sur leur site  : http://www.raischstudios.com/retelling-of-jurassic-park

Vous prendrez bien un peu de Time Lapse pendant la pause ?

A quelques années d’ici, jeune et candide, j’ai découvert avec Pulp Fiction qu’une caméra pouvait manipuler le temps : D’avant en arrière, du plus rapide au plus lent, du mouvement a l’immobilisation…

Depuis cette découverte, j’adore regarder le temps être manipulé devant une caméra. La vidéo ci-dessous est un voyage de 3244 km a travers les Etats-Unis, parcourus en 4 min. Elle est réalisé par Michel et Olivier Gondry pour le compte du groupe de musique Lacquer.

C’est une sacrée curiosité. La première fois que je l’ai vu je me suis demander ou était le problème, d’où venait ce sentiment de liberté que j’éprouvais en la voyant. Après y avoir beaucoup réfléchi, ce que j’ai pu en conclure est que cette vidéo perturbait fondamentalement l’espace autour de moi. Elle brise en 4 minutes les lois du temps et de l’espace. Est-ce qu’il parcourt 3244 km en 4 minutes ? Ou bien les 4 minutes s’étirent-elles sur 3244 km ? Tous mes référentiels ont été bouleversés la première fois que je l’ai vue, parce que le kilomètre / heure n’existe plus, parce que le temps et l’espace se mêlent, liés par un rythme entêtant et que se crée une sorte de vertige horizontal, qui nous propulse vers l’avant et l’arrière en même temps.

Dans certaines cultures amazonienne, la notion de passé et de futur est inversée. Je m’explique. En occident, le passé est derrière nous, nous l’avons dépassé. Le futur lui est devant, parce que nous allons vers lui et qu’il est lié au temps qui passe. Dans ces cultures tribales, le passé et le futur ne sont pas liés au temps, mais a l’homme. Ainsi, dans leurs mode de pensée , le passé se trouve devant eux parce qu’il est visible, parce qu’on l’a vu, parce qu’il n’a plus de secret pour eux. Le futur lui est derrière eux, parce qu’il est inconnu, invisible, parce que l’homme ne peut pas le voir avec ses yeux.

Cette vidéo m’a fortement fait penser a ces deux paradigmes, et m’a fait beaucoup réfléchir a notre mode occidental de conception du temps.

Alors je vous repose la question. Est-ce la voiture qui va plus vite que le temps ? Ou est-ce que le temps va plus vite que la voiture ?

Les Gremlins et la politique

Un jour , dans la vie de chaque homme, la nostalgie frappe. Je me suis donc installé avec des échantillons assez représentatif de la nourriture d’un adolescent , et me voilà parti pour un film de mon enfance ou les monstres sont des monstres, point final. Et bien non.

Capture Gremlins

Résumé :

Rand Peltzer offre à son fils Billy un étrange animal : un mogwaï. Son ancien propriétaire l’a bien mis en garde : il ne faut pas l’exposer à la lumière, lui éviter tout contact avec l’eau, et surtout, surtout ne jamais le nourrir après minuit sinon c’est la cata.

Quand la Chine débarque à Manhattan.

Un immigré chinois typique sur le sol américain en 1984

Un immigré chinois typique sur le sol américain en 1984

 

Le film démarre à Manhattan où Rand Peltzer, un inventeur un peu farfelu et un peu dénué de bon sens cherche un cadeau à la dernière minute pour le Noël de son fils Billy. Et là, le chinois rentre en scène.
Vous avez tous vu le film, le marchand chinois n’est vraiment pas présenté a son avantage. La cave qui lui sert de boutique est sombre, enfumée, remplie d’un bazar hors du commun, et lui-même n’est pas présenté sous son meilleur jour puisque ce brave homme  à tout l’air de venir tout droit du XIXème siècle. Et ça, même pour un pays communiste, ça ne fait pas très moderne.Quoiqu’il en soit, à la fin du film, c’est lui qui a raison.
Maintenant les Gremlins.

Les Gremlins a qui on refuse « The American way of life » : 

Ces petites créatures au final, que veulent-elles ? Travailler, se retrouver entre potes après le boulot pour prendre un verre, faire les boutiques, faire chauffer la Visa et l’Am-Ex et écouter du Bobby Goldsboro sur la chaîne hi-fi, les griffes des doigts de pieds en éventails.

Joe, Willard, Harvey, Kenny and John, enjoying friday night. TGIF.

Joe, Willard, Harvey, Kenny and John, enjoying friday night. TGIF.

 

Mais ça c’est pas possible, et c’est bien ça le problème. La principal différence entre les Gremlins et les Mogwaï, c’est que les Gremlins ont des prétentions. Au cours du film, après leur transformations, ils vont d’assouvissement de désirs en assouvissement de désirs (S’amuser un peu, chanter, boire un coup, faire les boutiques, faire la bombe a la piscine…) a l’inverse de Guizmo, qui lui reste le « bon » mogwaï : docile, obéissant et surtout, ne souhaitant rien de ce que l’Amérique peut offrir, il fait profil bas et agite le drapeau américain comme « un vrai petit patriote ».

Vous rappelez-vous de ce vieux monsieur grognon qui peste sans arrêt contre le matériel étranger qui tombe en panne puisque rempli de Gremlins venus d’autres pays ? Il est dans le film, le personnage humain le plus inquiétant, acquérant au fur et a mesure des scène une sorte d’aura prophétique, il annonce, sans arrêt, la destruction par les Gremlins, l’invasion qui commence par le matériel manufacturé a l’étranger jusqu’à la scène ou un gremlin au volant de son propre tracteur l’écrase (mais pour de faux, il sera là dans le 2).

Un peu plus loin dans le film, Billy Peltzer va voir le Shérif pour le mettre au parfum du danger qui déferle sur la ville. Il sort Guizmo de son sac et voilà le Shérif qui joue avec la petite bête , et qui s’extasie quand le mogwaï agite le drapeau américain, alors que dehors, a 200 mètres de là, les Gremlins sèment la désolation. Mais heureusement, la boule de poil a du répondant.

Guizmo c’est l’Amérique, et tant pis pour ceux qui mangent après minuit.

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